Genève: conditions de détention administrative
inacceptables pour trois femmes
By melissa
Une correspondante régulière de l’ODAE nous rapporte sa visite à trois femmes actuellement en détention administrative, en vue de leur renvoi, à la Maison d’arrêt de Riant-Parc (GE). Ces trois femmes sont détenues dans une minuscule cellule d’environ douze mètres carrés. L’une d’entre elles, d’origine éthiopienne, a plus de 60 ans et est restée auparavant 60 jours en zone de rétention à l’aéroport dès son arrivée avant d’être mise en détention à Riant-Parc. Une autre des trois femmes y serait enfermée depuis plus de dix jours. Ces détenues sont confinées à leur cellule et n’ont eu droit à aucune promenade à l’air libre, ce qui ne semble conforme ni à un minimum d’humanité, ni à la jurisprudence du Tribunal fédéral (arrêt 2A.290/1995). Il existe une cabine de téléphone dans la maison mais les détenues n’étaient pas informées qu’elles avaient le droit de téléphoner. « C’est inacceptable de mettre ainsi des femmes en cage, qui n’ont rien dans leur casier judiciaire et n’ont à se reprocher que d’avoir choisi la Suisse comme terre d’accueil! » s’indigne notre personne de contact.